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Mois : mars 2026

04 Mar

La Foire de l’emploi revient pour une 20e édition

par CJE Etchemins | Cat. Nouvelles | le 04 Mar 2026

AFFAIRES. La Foire de l’emploi Beauce-Etchemins est de retour pour une 20e édition le vendredi 13 mars prochain, à compter de 9 h 30, au Carrefour Saint-Georges. Quelque 400 emplois seront proposés.

Métal Duquet fera partie des entreprises présentes à la 20e Foire de l’emploi Beauce-Etchemins. (Photo gracieuseté – Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Georges)

Cette année, la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Georges (CCISG) a décidé de prolonger l’événement jusqu’à 18 h. « Le but est de permettre à un grand nombre de gens de venir, notamment ceux qui finissent de travailler à 17 h », explique l’adjointe à la direction de la CCISG, Sarah Lachance.

Sur place, les visiteurs retrouveront 72 kiosques, tous situés au rez-de-chaussée du centre commercial. En plus de nombreuses entreprises, on retrouvera aussi quelques institutions, dont le Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin, le Cégep Beauce-Appalaches et le Centre universitaire des Appalaches.

La directrice générale de la CCISG, Annie Gilbert, convie l’ensemble de la population à venir rencontrer les entreprises de la région. « C’est l’occasion de rencontrer les responsables des ressources humaines et de prendre le pouls de comment ça se passe au sein de l’entreprise », indique-t-elle.

À ce sujet, Métal Duquet aura un kiosque spécial à la Foire. « Nous allons nous servir de la technologie pour recréer le sentiment d’être en entreprise. Ce sera assurément intéressant à voir », promet la présidente de l’entreprise et présidente d’honneur de l’événement, Peggy Duquet.

Sans pouvoir confirmer que Métal Duquet est présente depuis les débuts de la Foire, Mme Duquet mentionne y avoir participé aussi loin qu’elle se souvienne. « Nous faisons de belles rencontres chaque année. Elles ne mènent pas toutes à des embauches, mais il arrive que la personne rencontrée en parle à ses proches et que l’un d’eux vienne nous voir par la suite », assure-t-elle, ajoutant faire au moins une bonne embauche chaque fois.

C’est aussi l’occasion pour les jeunes de venir se renseigner sur les formations requises, afin d’occuper un poste en particulier au sein d’une entreprise. « C’est un moment privilégié pour rencontrer les employeurs et poser ses questions », ajoute Mme Lachance.

Deux décennies de pertinence

La longévité de la Foire de l’emploi témoigne de sa pertinence selon les deux responsables de la CCISG. « Au fil des ans, nous avons développé une crédibilité auprès des employeurs de la région. C’est la preuve d’un encrage structurant dans l’écosystème régional », affirme Mme Gilbert, en rappelant les enjeux de main-d’œuvre toujours présents en Beauce.

On retrouvera une nouveauté cette année, soit la présence de pastilles à chaque kiosque. Au moment de l’inscription, les employeurs devaient répondre oui ou non à certaines questions, à savoir s’ils acceptaient les candidatures de travailleurs étrangers temporaires, d’aînés, d’étudiants et de travailleurs de 55 ans et plus. « De cette façon, c’est plus pratique et efficace pour les chercheurs d’emplois qui peuvent se rendre directement aux kiosques dont les pastilles les concernent », détaille Mme Lachance.

Enfin, il y aura la zone du Salon des exposants où il sera possible d’y faire des entrevues, prendre une pause, ou casser la croûte.

 

Source : Sébastien Roy, L’Éclaireur Progrès, 27 février 2026

04 Mar

Travailleurs étrangers temporaires: où est le problème ?

par CJE Etchemins | Cat. Nouvelles | le 04 Mar 2026

IMMIGRATION. La perte d’une dizaine de travailleurs étrangers temporaires chez IPL à Saint-Damien, en raison des nouvelles dispositions au pays en matière d’immigration, soulève son lot de réactions depuis la sortie publique du syndicat des travailleurs de l’entreprise, vendredi dernier.

Certains de ces employés d’IPL ont effectué leur dernière nuit de travail, samedi dernier. (Photo gracieuseté)

Pour le maire de Saint-Damien, Sébastien Bourget, cette situation est directement liée aux politiques mises en place, par le gouvernement libéral fédéral, relatives à la gestion des travailleurs étrangers temporaires. Selon lui, les politiques du mur à mur sont au cœur du problème. Il suggère un programme qui tiendrait compte des réalités régionales.

« Le programme fédéral devrait être en lien avec le taux de chômage où un seuil serait établi. C’est le maudit mur à mur comme toujours et là, nous sommes pénalisés pour des grands centres urbains comme Montréal qui ont un taux de chômage plus élevé », estime-t-il.

Conscient que des problèmes ont émergé à la suite d’une immigration massive, M. Bourget juge que la cible n’est pas la bonne. « On a ouvert l’immigration, puis celles et ceux qui passaient par des trails de bois, on les a pris pareil. Ensuite, c’est toi que l’on pénalise parce que toi, tu as un statut. On sait où te trouver et comment aller te chercher. C’est plus facile comme ça. C’est complètement illogique. »

Pour lui, le côté humain est laissé de côté, à l’heure actuelle. « Au-delà du simple journalier ou d’un simple employé agricole, il y a un volet humain à tout ça dont on ne calcule pas les impacts. Dans ce cas-ci, ils ont appris le français, se sont implantés, ont eu des enfants, des enfants qui fréquentent l’école et ce sont eux que l’on pénalise. Je pourrais comprendre s’ils venaient d’arriver, mais ce n’est pas le cas », se désole-t-il.

Le problème à Ottawa ?

Députée de Bellechasse, Stéphanie Lachance a travaillé dans le passé à la venue de travailleurs étrangers chez IPL, avant même d’être élue députée de Bellechasse. Elle a aussi remarqué qu’elle était interpellée par plusieurs dans le dossier, mais elle aussi renvoie ses critiques vers Ottawa.

« Si je me rappelle bien, ces gens-là sont arrivés avec des permis de travailleurs temporaires à bas salaire à l’époque. Dans les faits, le permis de travail temporaire, c’est fédéral. Il y a peut-être une confusion dans le rôle de chacun », observe-t-elle.

Selon elle, les travailleurs de Saint-Damien auraient peut-être une solution vers l’un des programmes de la province, s’ils sont inscrits. « Les gens doivent faire la distinction entre le PEQ (Programme de l’expérience québécoise) et le PSTQ (Programme de sélection des travailleurs qualifiés) qui est le programme qui le remplace. Je pense que ces gens-là n’étaient pas inscrits. J’entends tout le monde crier sur le PEQ, mais s’ils sont inscrits au PSTQ, ils ont de fortes chances d’être invités. »

D’un autre côté, Mme Lachance se dit consciente qu’il y a beaucoup d’immigration temporaire sur le territoire. Elle observe que les travailleurs temporaires sont ceux qui sont à l’œuvre dans nos usines et aimerait voir Ottawa bouger. « J’ai beaucoup de données manquantes à ce moment-ci, mais je pense que le litige vient de la difficulté qu’ont ces gens à renouveler leur permis de travail temporaire. Il y a une ministre de l’Immigration à Ottawa qui doit sortir de sa cachette. On a le droit au statut de nouveau ou nouvelle ministre pendant combien de temps ? »

Récemment en visite dans Bellechasse et nommé ministre délégué à l’Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises, Samuel Poulin indique que peu d’entreprises en Chaudière-Appalaches sont inscrites aux programmes du gouvernement du Québec. « Dans le manufacturier, les gens sont arrivés ici via le programme fédéral. On a déjà pris beaucoup de chaleur dans ce dossier-là. On va assumer notre responsabilité, mais Ottawa doit faire sa job. On leur a dit être à 20 % par entreprise en région dans bien des cas. »

Stéphanie Lachance présume que la situation actuelle vient du fait que l’entreprise IPL compte sur plus de 10 % de sa main-d’œuvre à titre de travailleurs étrangers temporaires, ce qui dépasse le seuil fixé par Ottawa, il y a quelques mois. Elle ajoute aussi que comme au Québec, un poste de travailleur étranger temporaire est considéré « à bas salaire » si le salaire horaire est inférieur à 34,62 $, cela impose d’autres restrictions aux employeurs.

« Le taux était possiblement à 10 %, lorsqu’ils sont arrivés ici, mais il a été augmenté pendant la pandémie, pour revenir à 10 %. L’autre donnée modifiée par Ottawa, c’est la donnée du bas salaire, qui a aussi une influence. »

Une lourdeur inutile

Stéphanie Lachance entend parler à plusieurs personnes au cours des prochains jours, mais rappelle que plusieurs données sont manquantes, à l’heure actuelle. Consciente que plusieurs personnes l’interpellent, elle réitère que les programmes mis en place par Québec ne sont possiblement pas au cœur du problème.

« Est-ce qu’on me demande de ramener le PEQ ? J’espère que non. Le PSTQ tient justement compte de certaines particularités régionales. C’est un peu ça sa force. Il a des spécificités qui permettent de discriminer certains postes. Il faut toutefois être inscrits. Pour le reste, le permis de travail est fédéral », martèle-t-elle.

S’il espère voir le gouvernement du Québec en mode solution, Sébastien Bourget se veut surtout critique envers le gouvernement fédéral, mais aussi envers l’actuelle députée de Lévis-Bellechasse-Les Etchemins, Dominique Vien. « Les conservateurs fédéraux n’ont pas fait le travail en ne réussissant pas à convaincre le gouvernement libéral. Ils ont été actifs pendant un certain temps, mais n’ont plus le même mordant qu’ils ont déjà eu. Je peux me tromper, mais je ne les entends plus. »

Au-delà de l’existence des programmes gouvernementaux, Sébastien Bourget déplore également la lourdeur de la règlementation et la faiblesse de leur diffusion. Il se questionne lui aussi sur les rôles que les intervenants doivent jouer. « Tu ne peux pas demander à l’employé guatémaltèque de faire cette recherche, pour éventuellement régulariser son statut. On doit avoir des gens qui les guident vers ces mesures-là, comme nous l’avons fait lors de leur arrivée chez nous. »

C’est là où il aimerait voir les politiciens passer de la parole aux actes. « C’est beau de venir dans la région pour nous dire que nous avons de belles entreprises, que l’on fabrique de beaux autobus, mais ce que l’on a de besoin, ce sont de politiciens en mode solution. Voici ce que l’on peut offrir et comment on réussit à les intégrer là-dedans. C’est ça leur rôle et ce que l’on attend d’eux » lance-t-il en terminant.

Une position connue de son parti, dit Dominique Vien.

Visiblement irritée par la sortie du maire de Saint-Damien, Sébastien Bourget, qui dit voir peu d’entrain de son parti à faire bouger le dossier des travailleurs étrangers temporaires, la députée de Bellechasse – Les Etchemins – Lévis, Dominique Vien a réagi, lundi en début de soirée, et a tenu à rappeler plusieurs interventions de son parti dans le dossier et surtout, le peu d’écoute du gouvernement libéral.

Elle souligne que dès que le dossier est devenu d’actualité, à l’automne 2024, alors que le gouvernement dirigé alors par Justin Trudeau avait adopté de nouvelles mesures, elle a rencontré de nombreuses entreprises, plusieurs directrices et directeurs de ressources humaines et pris position contre la décision, en plus d’avoir écrit au ministre Joël Lightbound, il y a un an.

« Tous les députés conservateurs du Québec, dont plusieurs se retrouvent en Chaudière-Appalaches, ont démontré leur solidarité envers ces entreprises et ces travailleurs. Le mois dernier, nous avons informé la Table régionale des élus municipaux de Chaudière-Appalaches (TREMCA) de notre position ».

Elle ajoute que les dossiers d’immigration sont légion à son bureau de comté. « Mon personnel dévoué s’évertue à répondre à chaque demande. Les entreprises qui font appel à nous peuvent en témoigner », assure-t-elle.

Elle résume la position conservatrice de cette façon. « Pour l’essentiel, contrairement aux Libéraux, les conservateurs respectent les réalités de notre comté et des régions du Québec. Ainsi, pour donner de la prévisibilité à nos PME dans les régions où le taux de chômage est inférieur à 5,5%, nous proposons de renouveler le statut de tous les travailleurs étrangers temporaires qui sont actuellement en emploi pour une période de 5 ans », résume-t-elle, constatant que les nouvelles règles imposées soudainement par les libéraux appliquent une forte pression sur les entreprises manufacturières de la région.

 

Source : Éric Gourde, La Voix du Sud, 2 mars 2026

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