LAC-ETCHEMIN. Une nouvelle table de concertation liée aux soins de santé pourrait voir le jour dans Les Etchemins. C’est ce qu’a mentionné le préfet Christian Chabot lors de la séance d’octobre du conseil des maires.

Le préfet de la MRC des Etchemins, Christian Chabot, a profité de la séance du 14 octobre pour discuter de la possible formation d’une table de concertation en santé dans Les Etchemins. (Photo La Voix du Sud – Serge Lamontagne)
M. Chabot a souligné que cette idée avait été lancée lors d’une rencontre réunissant, le 29 septembre dernier, les membres du comité vigilance-santé des Etchemins et un représentant de la haute direction de Santé Québec Chaudière-Appalaches.
« Cette rencontre a été extrêmement intéressante. On a cru saisir, de la part du représentant du CISSS (Santé Québec), une volonté de changement au sein de l’administration, une reconnaissance de certains manquements auxquels ils souhaitent s’attaquer », avait tout d’abord indiqué M. Chabot lors de son bilan mensuel aux maires, ajoutant qu’une nouvelle rencontre devrait avoir lieu prochainement.
Le préfet a ajouté qu’une telle table de concertation réunirait, dans un premier temps, les quatre membres du comité vigilance-santé des Etchemins (lui-même, les mairesses de Lac-Etchemin et Saint-Luc, Joan Gagnon et Dominique Charrière, ainsi que la directrice de la MRC Judith Leblond), un représentant de Santé Québec Chaudière-Appalaches et quelques intervenants du territoire.
Pour qu’elle soit efficace, il faudrait, toujours selon M. Chabot, que celle-ci soit présidée par le représentant du CISSS (Santé Québec), que ses membres soient redevables et qu’elle compte une dizaine de participants, tout au plus.
Un pharmacien, un médecin, un représentant du monde communautaire, un membre du public et un dirigeant d’entreprise, pour avoir un portrait complet de la situation, devraient y siéger, précise M. Chabot en ajoutant que celle-ci serait une première en Chaudière-Appalaches et que des discussions seraient en cours pour en établir d’autres, notamment dans Bellechasse.
« Ils nous garantissent que cette table aura un certain poids. Elle travaillera sur tous les aspects de la santé (mentale, physique ou autres) et des services offerts par le centre de santé dans notre MRC. On n’aura peut-être pas un droit décisionnel, mais on pourra discuter de différents sujets et donner notre avis. On sera là pour transmettre le pouls des citoyens et on s’aperçoit que c’est devenu compliqué d’avoir des rendez-vous ou même pour que des prélèvements soient pris sur notre territoire. Ce sont des points comme cela qu’on pourra apporter et voir s’il y a possibilité de trouver des solutions. Tout reste à faire », poursuit le préfet.
Bousculer les choses
Lorsqu’on lui demande si la sortie publique effectuée avec le candidat conservateur (maintenant député) Éric Duhaime, lors de la dernière campagne électorale en lien avec le 4e étage du Centre de santé de Lac-Etchemin, avait donné des résultats, M. Chabot a dit n’avoir eu que peu ou pas d’échos de la haute direction de Santé Québec Chaudière-Appalaches. Il dit toutefois que cette activité, ainsi que la visite organisée quelques semaines auparavant avec la députée Stéphanie Lachance et le ministre des Régions d’alors, Mathieu Lapierre, avait dérangé davantage les gestionnaires de l’édifice que la direction générale de l’entité elle-même.
« Les gestionnaires du CISSS n’étaient pas contents de la rencontre organisée avec Stéphanie Lachance et M. Lévesque et ils semblaient encore moins heureux de la visite suivante avec Éric Duhaime », a-t-il mentionné en rappelant que lors de la visite de M. Duhaime, ils avaient rappelé à ces derniers que la région était fâchée d’avoir perdu les trois postes en physiothérapie et de voir qu’un étage complet ne servait à rien.
« Lors de cette dernière rencontre, les gestionnaires nous avaient dit que les travaux au 4e étage étaient énormes, que ça coûterait 4 M$ pour sa mise aux normes, mais on leur a rappelé que ce n’était rien pour 20 chambres comparativement au million de dollars par porte investi dans les maisons des aînés. C’est beaucoup d’argent, on le convient. On ne lâchera pas le morceau et, une fois que les nouveaux députés seront assermentés et que le nôtre (M. Duhaime) aura pris possession de ses bureaux, on va relancer le dossier, que ce soit en décembre ou en janvier prochain », rappelle-t-il en terminant.
